Musée de la Fraise et du Patrimoine - Plougastel-Daoulas | Patrimoine religieux
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Le Patrimoine religieux

La presqu’île de Plougastel compte de nombreux édifices patrimoniaux à vocation religieuse.

Le Grand Calvaire

Érigé entre 1598 et 1604, le Grand Calvaire est un ouvrage qui fait date dans l’histoire de l’architecture bretonne. Le plan de base est un carré auquel, pour obtenir un octogone, on à coupé les angles. Le soubassement est en pierre jaune de Logonna commune voisine de Plougastel. Les statues sont en Kersantite, pierre gris-bleu provenant des proches carrières de Kersanton à L’Hôpital-Camfrout. Environ 180 personnages racontent la vie et la Passion du Christ en grands tableaux. Il est classé Monument Historique depuis le 31 Janvier 1881 et appartient à la commune de Plougastel, qui veille à l’entretien habituel du Calvaire, assistée depuis 1980 par l’Association de sauvegarde « les Amis du Patrimoine de Plougastel ».

Les croix de chemins

De plus, on dénombre 28 croix de chemins sur le territoire de la commune. Quelques-unes remontent au 15è siècle, comme la Croix de la Peste, connue sous le nom breton de « Kroas ar vossen« . Elle est située à l’ouest de la presqu’île à 3,5 km du centre ville. Cette croix votive a été érigée à la même époque que le Grand Calvaire pour commémorer l’arrêt de l’épidémie qui aurait épargné l’extrémité du pays.

Les chapelles

Plougastel compte 8 chapelles, surnommées « les 8 couronnes de Plougastel ». Elles sont datées du 15è au 16è siècle. Chacune d’elle est dédiée à un Saint, et aurait donc le pouvoir de soigner des maux particuliers : St Adrien aurait été éventré donc on y venait pour soigner les maux de ventre ; St Guénolé aurait été décapité, on y venait pour soigner les maux de tête et les problèmes de vue. Chaque chapelle célèbre également son pardon.

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul

A la fin du 16è siècle fut entreprise la construction d’une église dédiée à St-Pierre et St-Paul. Cette église fut fondée par Monseigneur Louis de Rohan-Chabot. La séparation de 1789 laissa des traces à Plougastel comme ailleurs. Toutes les chapelles furent vendues et l’église paroissiale devint Temple Décadaire. Saisi de ses biens, le clergé persécuté se trouve alors sans ressources. Pourtant un siècle plus tard le renouveau de la foi, la prospérité de l’agriculture par la culture de la fraise et les largesses des paroissiens permettent d’envisager l’agrandissement de l’église. Beaucoup de péripéties ont marqué cette construction très discutée qui s’est achevé vers 1870. C’est une église de style néo-gothique trop grande pour le calvaire mais cependant assez harmonieuse à l’interieur.  Mais, à la libération de Plougastel, les bombardements américains de 23 et 24 Août 1944 s’acharnent sur l’édifice et l’endommagent gravement. Le clocher, les vitraux, le buffet d’orgue, les fonts baptismaux sont détruits.

La cérémonie de l’arbre à pommes

Dans cette paroisse cornouaillaise, qu’est Plougastel, une civilisation tout à fait particulière s’est développée. Il s’agit du découpage du territoire de Plougastel en « Breuriez ». Le Breuriez est l’entité géographique dans laquelle toutes les familles se doivent aide et assistance dans le meilleur comme dans le pire. Il s’agit alors d’une fraternité entre tous les membres. Ce lieu originel était célébré chaque premier jour de novembre par la cérémonie de l’arbre à pommes. Cet arbre à pommes est un arbre artificiel  symbolique très ancien, que l’on vénérait, car il représentait les âmes de tous les morts de la petite communauté, chargées d’accorder la fertilité aux familles, aux champs et aux bétails de ceux qui le possèdent pendant l’année. L’arbre était mis aux enchères fictives et allait ainsi pour un an dans chaque maison du Breuriez. Les sommes recueillies étaient remises au clergé de la paroisse pour organiser les messes à l’intention des défunts du Breuriez. L’acquéreur avait à charge d’organiser la cérémonie l’année suivante.